Libertad

Je t'aime.

Je ne sais pas qu'elle est la réalité qui me fait le plus mal, celle selon laquelle je suis seule, et dans l'absolu je n'ai personne à aimer ou celle selon laquelle j'en suis totalement incapable.
J'ai passé près de deux ans à aimer sans compter. J'ai tout donné, tout ce que je possédais, tout ce que j'étais. J'ai tout brisé, j'en ai souffert. Aujourd'hui, alors que ça fait un an que j'essaye d'oublier, même plus, que me reste-t-il ?
Rien. Oui, je t'oublie, petit à petit, un peu plus chaque jour. J'oublie du moins mes sentiments amoureux, je remets les choses à leurs places petit à petit. Mais je n'oublie rien des souvenirs, de ce que j'ai vécu. Mais je suis incapable de redire ces quelques mots, ça me parraitrai limite mensonge de les prononcer tant ils ont de forces à mes yeux. Celui à qui je pourrai les dire en toute sincérité n'est plus là pour les écouter, alors que faire ? Oublier aussi ces mots et ce qu'ils signifient. Je ne me sens plus capable de les faire vivre, je ne me sens plus capable de les dire sincerement, de tout mon coeur et de tout donner pour eux.
Est-ce de moi ou réellement de l'Amour dont je doute ? Je ne sais pas vraiment, surment des deux. Surtout de moi, moi qui n'est pas été capable de faire vivre notre histoire, je m'en veux toujours autant, je me sens toujours autant coupable, mais jamais je n'oublierai la puissance de cette histoire, ce qu'elle m'a fait vivre tout au fond de moi. Jamais je ne pouerai oublier ces éclats en te disant je t'aime, ces mots sussurés et la force qui allait avec. Mais je ne me sens plus capable, plus capable de les dire, de les ressentir. A une époque je me disais que c'était parce que j'en souffrais trop. Maintenant que les choses commencent à aller mieux, je me dis c'est parce qu'ils me trahissent trop, il y a une semaine encore ...
Si peur de donner encore, si peur que ça me joue encore des tours. Je voudrais trouver celui qui m'y fasse croire encore, mais là, le doute s'installe, cette peur crucial qui redéclanche ce mécanisme d'auto défense.

Et merde, incapable sociale, amoureuse, oui c'est Toi. 

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Do you remember ?

Te souviens tu de tous ces moments passés ?

Je me souviens de chaque rencontre, des mots, des regards, des gestes. Infaillible mémoire quand il sagit de détails. Je me souviens de chaque histoire vécu dans chaque lieu. Je serai capable de te citer tes mots, de te dire ce que nous avont fait, de te décrire tes gestes. Je me rapelle de chaque moment intense, si anodin mais si important pour moi.

Je me souviens d'avoir eu 3 ans et d'avoir été grande.
Je me souviens de mon premier baiser.
Je me souviens de tous ces jeux occupant chacun de nos midis.
Je me souviens de t'avoir rencontré et d'avoir inventé un scénario délirant avec toi.
Je me souviens de toutes ces après midi passées autour d'une table, d'un café et d'un thé.
Je me souviens de notre premiere fois et de cette musique qui nous berça.
Je me souviens de cette tendresse échangée sur un carré d'herbe.
Je me souviens être parti de fureur.
Je me souviens de cette soirée où tout fut soudainement si clair à mes yeux.
Je me souviens d'un coin de Paradis pomé en Espagne, de vous et de moi révant.
Je me souviens de l'émotion ressentis durant cette premiere rencontre.
Je me souviens de larmes échangées à la fin d'un ciné.
Je me souviens de tes mains se baladant sous une table.
Je me souviens d'une nuit passée à hurler contre le monde sous la pluie.
Je me souviens de cette surprise de vous voir tous réuni.
Je me souviens de ces après-midi magique avec vous.
Je me souviens de cette nuit où tout a basculé pour moi.
Je me souviens d'avoir pleuré devant tant de beauté et de pureté.
Je me souviens de t'avoir serré contre moi comme si je voulais prendre les coups de la vie à ta place.
Je me souviens de t'avoir regardé avec un regard si maternel qu'on y aurait cru.

Je me souviens de tous ces moments magiques, et seul ma mémoire fragile peut encore attester de l'émotion qui s'en dégageait ... Mais je te promets de ne jamais oublier cette vie.

 

" Do you remember when we first met ? I sure do. "

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Solution.

J'ai enfin cette solution. Trop d'amour. Voilà le problème depuis le début, je vous ai donné trop d'amour.
Même si il me dit aujourd'hui que l'on doit tout donner dans un couple, même si je le crois, je pense surtout que j'ai trop aimé des gens qui n'avaient pas besoin de ça. J'ai donné ma vie pour cette amour. Oui je l'ai donné, et elle s'envole avec le reste.
Trop d'amour.

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Et plouf !

Et plouf, je dirai même, et boum. Tu sais, le bruit que tu fais en t'écrasant, en t'écrasant face à ta vie. Foutu passé. Quand tu crois que ça va passer en douceur, que tout doucement tu avances, et là boum. Tout reviens, juste par des mots, une allusion. Alors que tu crois commencer à oublier, à aller mieux, tu te rends compte que une fois de plus, tu mens.

Tu sais, j'ai du mal à ne plus te parler, plus t'envoyer des sms, plus penser à toi en souriant, j'essaye juste. Et défois je me retiens, je t'écris un message, et puis au dernier moment, je ne te l'envoie pas. Et quand j'entend parler de toi aujourd'hui, je culpabilise. Culpabilise de t'avoir plongé là un peu plus vite que prévu, de ne pas avoir su t'aider, de ne pas avoir su t'aimer comme tu le voulais finalement. Cette culpabilité qui me pourri pour tout, pour toi, pour lui, pour eux, et pour moi ? Jamais.
Si tu ne viens pas vers moi, n'essaye pas de me comprendre, ne me fais plus de calin, c'est ma faute, enfin je crois. C'est toujours ma faute. Ma faute quand je fais mal, quand je fais souffrir, quand j'aime, quand je déçois.

Marre de me prendre des murs, je finis par avoir la tête éclatée. Je demande même plus le bonheur, l'amour. Je demande juste cette tendresse qui me permet de me retrouver quelques instants, mais même ça, on me l'enleve.

Et splatch. 

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Rencontres.

Les rencontres. Vous savez ces trucs de tous les jours qui font que la vie c'est bien, qui font que la vie peut être surprenante.
Moi j'aime arriver dans un endroit où je ne connais personne, prendre un verre, observer les gens. Et puis quelqu'un s'approche pour te demander quelque chose, pour te resservir et puis la discution s'engage. Parler de tout et de rien alors que tu ne connais la personne que depuis quelques instants.
Défois ces gens, tu sais que tu ne les reverra jamais, alors tu arrives à dire bien plus que à n'importe lequel de tes amis, tu peux te révéler comme tu eux, sans superflux, sans masque, et dire ce que toi et toi seule pense et ressent.

Et puis, il y a ceux à qui on s'attache, en quelques heures. Rencontré au hasard d'un regard. Le courant passe, les mots coulent. Et quand à 7h du matin tu regardes l'heure et que tu t'étonnes, tu sais qu'il y a un truc. Quand une conversation sur des choses cachées apparait sans même que tu lui en es parlé auparavant, et qu'il arrive alors à te dire des choses vraies, si vraie que ça t'ouvre les yeux, tu sais qu'il y a un truc.
Ces rencontres, c'est ce que j'apprecie le plus dans ma vie. C'est ce qui me fait le plus avancer depuis quelques mois. Des gens à qui je ne reparlerai peut être jamais alors que j'ai vécu quelque chose de très fort avec... D'autres que je reverrais surment et qui, je l'espere, m'aideront encore.

Tu sais, je me libère petit à petit de cette emprise, celle du passé. Et je me rend compte que maintenant, il n'y a que ces gens nouveaux qui me feront avancer. Il n'y a qu'eux qui arriveront à me remonter, et je commence à croire que je sais ce que je recherche. Je commence enfin à recroire en cette possibilité, celle de revivre toutes ces choses merveilleuses avec bien des souçis en moins.
Alors à toutes ces rencontres, je lève mon verre, celui de l'amitié, celui de l'amour et surtout celui de l'avenir.  Merci à vous, rencontres d'un soir, d'une nuit ou d'une semaine, éphemeres ou infinies.

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