Mensonges.
Je mens. A vous, à lui. Surtout à moi même. Ne pas être capable de m'avouer la véritée, celle qui blesse.
Je me mens car je sais bien que je n'ai plus de vie. Il n'y a plus de sorties, plus de visites. Il n'y a plus personne qui m'attend moi ou mes quelques mots. Il n'y a plus de baisers volés au coin d'une porte, il n'y a plus ta main qui s'agrippe, il n'y a plus tes mots tendres au coin de mon oreille. Pourquoi toi ? Tout celà ne devrait plus être défini depuis longtemps, mais tu me hantes, incapable de m'aimer ou de me repousser, toujours là pour te rapeller à mon souvenir. Je me mens quand je me dis que je m'en moquait mais je me mens aussi quand j'espere qu'il y aura une suite. Je me mens quand je dis que je réussirai. Je me mens, au moins autant qu'à vous, quand je dis que je vais bien. Mais si je ne le faisait pas, que resterait-il de ce fantôme ?
Lui, je ne lui mens pas, jamais, mais que peut-il faire de plus que me regarder avec ces yeux doux et me prendre la main quand mes larmes ne se retiennent plus.
Vie vide de sens et pleines de mensonges.
Par libertad, Lundi 10 Septembre 2007 à 20:33 GMT+2 dans Quotidien raté (article, RSS)



