Et si tout s'écroulait soudainement.
Mais si seulement je n'avais pas peur du vide. Tu sais, ce vide juste en dessous de moi, celui qui me fait tellement peur que je n'ose plus bouger et dire un mot. Celui qui fait que j'ai toujours un peu plus peur de l'avenir. Tu sais, il y a de ça quelques années, j'ai réussi à trouver quelques mots pour te parler de ce vide, de ce qu'il me faisait ressentir. Je commençais à trouver comment le surmonter, j'ai construit des ponts pour avancer toujours un peu plus loin. Et puis tout s'est effondré. Les accidents dans le batiment, ça arrive souvent. J'ai eu de la chance, je n'étais pas sur le pont ce jour là, mais maintenant tout est vide. Il ne reste que ce vide, plus rien pour le surmonter, juste ces sentiments déchainés qui en sortent. Et je n'ai plus les mots qui me viennent pour décrire tout ceci, je ne comprends plus comment tout a pu s'effondrer si vite, tout ce que je me suis efforcé de construire. Comment tout ce qui me soutenais, toutes les fondations, comment tout celà a pu s'effondrer si rapidement.
Tu sais, je ressens tant de choses à la fois. Des choses fortes et j'aimerai les hurler aux gens que ça concerne, mais les mots ne sont plus là. J'ai perdu tout mon vocabulaire, je suis retourné aux plans du chantier. Je t'en pris, trouves un architecte.
Par libertad, Vendredi 7 Septembre 2007 à 20:12 GMT+2 dans Quotidien raté (article, RSS)



