Libertad

Je rêve trop.

Je rêve. Trop. C'est donc ça la vie, rêver de belles choses, attendre qu'elles arrivent et être déçus.

Presque 3 mois que je rêve quasiment chaque nuit de le revoir alors que je sais que ça n'arrivera pas. Et même lui reparler, je ne suis même pas sur de pouvoir lui dire merci d'avoir réussi à changer énormément de choses dans ma vie en une semaine. Il a fait plus que beaucoup ont fait pour moi en pas mal d'année, et je ne pourrai même pas lui dire merci les yeux dans les yeux. Dans quelques jours, je serais définitivement fixée et je m'avouerai enfin vaincu par le temps qui s'écoule.

Je rêve qu'il me prenne dans ces bras au milieux de tous ces gens qui nous entourre. Je voudrai juste qu'il me rassure et me redonne confiance comme il le fait souvent. Mais je peux pas lui demander d'être toujours là, et pourtant ... Lui aussi fait parti de tous ces rêves, chaque nuit un peu plus avancé dans le temps, chaque nuit dévoilant un peu plus mes désirs les plus profonds.

Je voudrais qu'il m'avoue qu'il m'a beaucoup trop demandé. Je voudrai qu'il essaye réellement de me comprendre et de m'écouter pour une fois. J'ai cru qu'il était parfait, mais son plus gros défauts, c'était que finalement je n'existai pas assez. J'aurai aimé qu'il le reconaisse, qu'il s'escuse et que pour une fois il reconaisse que lui aussi a fait une erreur. Mais à la place, il se prend toujours pour le centre du monde et fait semblant d'être rassuré quand il apprend que ce n'est pas lui. Touchant, presque.

J'aurai aimé qu'il m'avoue ces sentiments en étant en pleine réalité. J'aurai aimé qu'on fasse l'amour tout en sachant qu'il le voulait vraiment. J'aurai aimé replonger dans notre passé mais je sais, bien trop, que ce n'est plus pour nous ces choses. On a tué nos dernieres chances et je rêve de ne plus en soufrir et de ne plus rien ressentir.

Je vis dans mon monde, plein d'illusions. Merci pour les déceptions. 

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Parce que.

Je pense à toi, toujours à toi. Depuis plus d'un an, c'est toi qui hantes mes nuits, mes rêves, mes cauchemards. Bordel, ce que j'aimerai pouvoir te le dire, te dire que je t'aime, oui, que je t'aime toujours mais tout est impossible maintenant, parce que nous, c'est devenu impossible. Parce que la vie est devenue impossible, la tienne, la mienne, et surtout la notre. Mais ce que je t'aime ... Cet amour fou qui était le notre, je n'ai toujours pas pu le faire disparaitre, presque deux ans plus tard ... Je t'aime, juste.

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I'm happy to see you.

   

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Mensonges.

Je mens. A vous, à lui. Surtout à moi même. Ne pas être capable de m'avouer la véritée, celle qui blesse.
Je me mens car je sais bien que je n'ai plus de vie. Il n'y a plus de sorties, plus de visites. Il n'y a plus personne qui m'attend moi ou mes quelques mots. Il n'y a plus de baisers volés au coin d'une porte, il n'y a plus ta main qui s'agrippe, il n'y a plus tes mots tendres au coin de mon oreille. Pourquoi toi ? Tout celà ne devrait plus être défini depuis longtemps, mais tu me hantes, incapable de m'aimer ou de me repousser, toujours là pour te rapeller à mon souvenir. Je me mens quand je me dis que je m'en moquait mais je me mens aussi quand j'espere qu'il y aura une suite. Je me mens quand je dis que je réussirai. Je me mens, au moins autant qu'à vous, quand je dis que je vais bien. Mais si je ne le faisait pas, que resterait-il de ce fantôme ?
Lui, je ne lui mens pas, jamais, mais que peut-il faire de plus que me regarder avec ces yeux doux et me prendre la main quand mes larmes ne se retiennent plus.

Vie vide de sens et pleines de mensonges. 

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Et si tout s'écroulait soudainement.

Mais si seulement je n'avais pas peur du vide. Tu sais, ce vide juste en dessous de moi, celui qui me fait tellement peur que je n'ose plus bouger et dire un mot. Celui qui fait que j'ai toujours un peu plus peur de l'avenir. Tu sais, il y a de ça quelques années, j'ai réussi à trouver quelques mots pour te parler de ce vide, de ce qu'il me faisait ressentir. Je commençais à trouver comment le surmonter, j'ai construit des ponts pour avancer toujours un peu plus loin. Et puis tout s'est effondré. Les accidents dans le batiment, ça arrive souvent. J'ai eu de la chance, je n'étais pas sur le pont ce jour là, mais maintenant tout est vide. Il ne reste que ce vide, plus rien pour le surmonter, juste ces sentiments déchainés qui en sortent. Et je n'ai plus les mots qui me viennent pour décrire tout ceci, je ne comprends plus comment tout a pu s'effondrer si vite, tout ce que je me suis efforcé de construire. Comment tout ce qui me soutenais, toutes les fondations, comment tout celà a pu s'effondrer si rapidement.
Tu sais, je ressens tant de choses à la fois. Des choses fortes et j'aimerai les hurler aux gens que ça concerne, mais les mots ne sont plus là. J'ai perdu tout mon vocabulaire, je suis retourné aux plans du chantier. Je t'en pris, trouves un architecte.

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